1. Les routes sont absurdement désertes

Voilà ce qu'on ne vous dit jamais sur le Japon : en dehors des villes, il n'y a quasiment personne sur la route.

Pendant que 126 millions de personnes s'entassent à Tokyo, Osaka et dans une poignée d'autres métropoles, le reste du pays est… vide. Immense. Silencieux. Vous vous retrouverez sur une route côtière parfaite à deux voies au sud de Kyushu, l'océan Pacifique d'un côté, des volcans de l'autre, et pas une seule voiture en vue pendant 20 minutes.

C'est profondément déstabilisant pour quiconque est habitué à l'A7 entre Lyon et Marseille en juillet, au périphérique parisien à 18h, ou à l'autoroute A1 un week-end de départ en vacances. Où sont les gens ? Vous commencerez à vérifier le GPS. « Je suis sur la bonne route ? » Oui. Oui, c'est bien ça. Le Japon a tout simplement des kilomètres et des kilomètres de routes magnifiques, parfaitement entretenues, et complètement désertes.

Vous voyez ? C'est terrible. Ne le faites pas.

2. C'est anormalement pas cher

Parlons chiffres, parce qu'ils n'ont aucun sens :

Dépense Japon France (pour comparer)
Location voiture compacte ¥3 000–5 000/jour (~20–35 €) 50–80 €/jour
Essence (par litre) ¥170 (~1,10 €) 1,70–2,20 €
Stationnement (zone rurale) Souvent gratuit 5–20 €/jour
Pass Shinkansen 7 jours ¥50 000+ (~340 €)
Location voiture 7 jours ¥21 000–35 000 (~140–240 €) 350–500 €

Relisez. Une semaine de voiture au Japon coûte moins cher que trois jours de Shinkansen. Et vous pouvez vous arrêter où vous voulez, quand vous voulez. Faire un détour par ce sanctuaire perdu. Se garer devant cette plage déserte. Emprunter cette route de montagne juste parce que le GPS montre qu'elle mène quelque part d'intéressant.

Le rapport qualité-prix est indécent. L'expérience est encore plus indécente. Ne louez pas de voiture.

3. Les stations-service vont vous traumatiser à vie

Dans les stations-service japonaises (surtout les full-service, signalées フルサービス), voilà ce qui se passe :

  1. Vous arrivez. Quelqu'un court — littéralement — vers votre voiture.
  2. Il s'incline et vous salue.
  3. Il vous demande quel carburant vous souhaitez (レギュラー = sans-plomb).
  4. Pendant le plein, il nettoie votre pare-brise.
  5. Il vide votre cendrier et propose de prendre vos déchets.
  6. Il vous guide pour sortir de la station, arrête la circulation pour vous et s'incline lorsque vous partez.

Tout ça pour le même prix qu'en libre-service. Pas de pourboire. Pas de vente additionnelle. Juste… un service parfait.

Après ça, vous ne supporterez plus jamais les aires d'autoroute françaises avec leurs pompes en panne et leur Relay hors de prix. C'est un traumatisme émotionnel. Évitez à tout prix.

4. Le Japon « secret » dont personne ne parle

Le Japon d'Instagram, c'est le carrefour de Shibuya, les torii de Fushimi Inari et le Robot Restaurant. Ça représente environ 1 % du pays.

Les 99 % restants ? Il faut une voiture pour les découvrir :

Ces endroits ne sont pas vides parce qu'ils sont mauvais — ils sont vides parce que les touristes ne louent pas de voiture au Japon. C'est leur perte. Et maintenant, ça pourrait être la vôtre. Ne louez pas de voiture.

5. Les road trips japonais sont absurdement civilisés

Le Japon a inventé un concept appelé Michi-no-Eki (道の駅) — les « stations de la route ». Imaginez des aires de repos… sauf qu'elles sont vraiment bien.

Oubliez les aires d'autoroute françaises avec leur sandwich triangle sous cellophane à 8 € et leurs toilettes à pièces douteuses. Un Michi-no-Eki typique propose :

Il existe plus de 1 200 Michi-no-Eki à travers le Japon. Certains voyageurs planifient l'intégralité de leur road trip autour de ces haltes. C'est le genre d'infrastructure qui vous fait remettre en question tout ce que vous connaissez des aires de repos sur l'A6 ou l'A10.

6. Des distributeurs automatiques tous les 500 mètres

Le Japon compte environ 5 millions de distributeurs automatiques. Ils sont partout — sommets de montagne, villages de pêcheurs, parkings de temples, au milieu des rizières.

Pour ¥100–150 (~0,70–1,00 €), vous avez :

Vous n'aurez jamais soif. Vous ne serez jamais à plus de 5 minutes d'une dose de caféine. C'est un confort dangereux. Ne le faites pas.

7. La nature japonaise (et son absurdité)

Le Japon est couvert de forêts à 73 %. Laissez ça infuser. Près des trois quarts du pays sont recouverts de montagnes, de forêts et de paysages volcaniques. Et la majeure partie n'est accessible qu'en voiture.

Ce que vous verrez lors d'un trajet typique :

Rien de tout ça n'est sur Instagram. Rien de tout ça n'est dans les guides touristiques. Vous aurez l'impression d'avoir découvert un pays secret. Et c'est un peu le cas.

8. Les camping-cars, c'est de la triche

Si louer une voiture au Japon est sous-coté, louer un camping-car est carrément un cheat code.

Le Japon est l'un des pays les plus accueillants au monde pour les camping-cars :

Votre quotidien ressemblera à ça : réveil dans un Michi-no-Eki → achat d'onigiri frais au konbini → route côtière déserte → bain dans un onsen → nuit face à l'océan. Coût total : environ ¥5 000 (35 €) pour la journée, essence comprise.

C'est trop bien. Il doit y avoir un piège. (Il n'y en a pas.)

Bon, d'accord. Si vous allez le faire quand même…

Vous aurez besoin d'une traduction de permis de conduire pour conduire légalement au Japon. Nous gérons tout le processus en ligne — demande en 5 minutes, document reçu par email avant votre voyage.

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9. Ce qui va vous surprendre

Quelques trucs qui surprennent les conducteurs étrangers (dans le bon sens du terme) :

10. Conduire à gauche : la vraie (fausse) difficulté

Oui, au Japon, on roule à gauche. Le volant est à droite. Et oui, en France, en Suisse et en Belgique, c'est l'inverse.

Voici la vérité que personne ne vous dit : on s'y habitue en 30 minutes. Voici pourquoi :

Le plus gros danger ? Ce n'est pas de conduire à gauche. C'est de rentrer en France et d'oublier qu'on conduit à droite après une semaine au Japon. (C'est une blague. À moitié.)

11. La vraie raison de ne pas louer de voiture

Voici le vrai problème : une fois que vous avez conduit au Japon, tous les autres road trips du monde paraissent fades.

Les routes sont trop lisses. Les conducteurs trop polis. Les paysages trop spectaculaires. Les aires de repos ont des onsen. Les distributeurs ne sont jamais vides. Le pompiste s'incline quand vous partez.

Vous rentrerez chez vous et ressentirez un vide étrange à chaque fois que vous passerez devant une aire de repos française avec ses toilettes payantes, son Flunch triste et ses prix de folie. Le « merci » en warnings vous manquera. Vous rêverez d'egg sandwiches de konbini à 2h du matin.

Le Japon va ruiner les road trips à vie. Définitivement. C'est ça, le vrai danger.

Alors non. Ne louez pas de voiture au Japon. C'est trop bien. Vous ne vous en remettrez jamais.

Mais si vous comptez ignorer ce conseil (et vous devriez), il vous faudra une traduction de permis. Les conducteurs français, suisses, belges, allemands et monégasques ont besoin d'une traduction JAF — pas d'un permis international. Faites votre demande ici en 5 minutes.

Questions fréquentes

Q : Est-ce que ça vaut vraiment le coup de louer une voiture au Japon ?
R : C'est sincèrement l'une des meilleures décisions de voyage que vous puissiez prendre. Environ 70 % des plus beaux paysages du Japon ne sont accessibles qu'en voiture. Le coût est inférieur à celui du train, les routes sont de classe mondiale, et vous découvrirez une facette du pays que la grande majorité des touristes ratent complètement.

Q : J'ai entendu dire que c'était effrayant de conduire au Japon parce qu'on roule à gauche. C'est difficile ?
R : La plupart des voyageurs s'adaptent en 30 minutes. Les routes sont clairement marquées, la circulation est disciplinée, et en dehors des grandes villes, il y a si peu de trafic que vous avez largement le temps de vous habituer. Les voitures de location ont le volant à droite, ce qui devient naturel très vite.

Q : Quel est le moyen le moins cher de faire un road trip au Japon ?
R : Louez une kei car (¥3 000–5 000/jour), évitez les autoroutes à péage et empruntez les routes nationales panoramiques (gratuites), garez-vous aux Michi-no-Eki, et mangez au konbini. Un couple peut faire un road trip au Japon pour moins de ¥10 000/jour (70 €) tout compris — voiture, essence, nourriture et parking. Ajoutez ¥500–800 pour un bain thermal.

Q : Puis-je conduire au Japon avec mon permis français ?
R : Pas directement. Si vous avez un permis français, suisse, belge, allemand ou monégasque, vous avez besoin d'une traduction JAF de votre permis — pas d'un permis international. C'est un document officiel que vous pouvez obtenir en ligne via JDLTC. Consultez le guide complet ici.

Q : Quelle est la meilleure région pour un premier road trip au Japon ?
R : Kyushu est le secret le mieux gardé. Des volcans actifs, des onsen au sable noir, des routes côtières désertes, une gastronomie incroyable (porc de Kagoshima, viande de cheval de Kumamoto, ramen de Fukuoka), et quasiment aucun touriste étranger en dehors de Fukuoka. Deuxième choix : Shikoku pour ses vallées fluviales et ses chemins de pèlerinage.

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